COR1/COR1
Pierre Corneille
1629
Sonnet
         Après l'œil de Mélite il n'est rien d'admirable ; 6+6 a
         Il n'est rien de solide après ma loyauté. 6+6 b
         Mon feu, comme son teint, je rend incomparable, 6+6 a
         Et je suis en amour ce qu'elle est en beauté. 6+6 b
485 Quoi que puisse à mes sens offrir la nouveauté, 6+6 b
         Mon cœur à tous ses traits demeure invulnérable, 6+6 a
         Et bien qu'elle ait au sien la même cruauté, 6+6 b
         Ma foi pour ses rigueurs n'en est pas moins durable. 6+6 a
         C'est donc avec raison que mon extrême ardeur 6+6 c
490 Trouve chez cette belle une extrême froideur, 6+6 c
         Et que sans être aimé je brûle pour Mélite ; 6+6 d
         Car de ce que les Dieux, nous envoyant au jour, 6+6 e
         Donnèrent pour nous deux d'amour et de mérite, 6+6 d
         Elle a tout le mérite, et moi j'ai tout l'amour. 6+6 e
mètre profil métrique :
forme globale type du poème inséré (1) : sonnet
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