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Stuart Merrill
Petits Poèmes d'Automne
1895
ÂME D’AUTOMNE
X
         Le lierre noir et la rose églantine 4+6
         Défendent les porte du jardin 5+4
         Où le soir d’un printemps qui s’obstine 4+5
         Est tout d’azur et d’incarnadin. 4+5
5 Dehors s’éplorent les folles fontaines 4−6
         Qui virent mi-mort d'amour l'Enfant 5+4
         Venu par les routes incertaines 5+4
         Vers ce seuil du rêve triomphant, 5+4
         N’ayant connu ni la magique ée 4+6
10 Que ne rouille pas le sang des fleurs, 5+4
         Ni la parole de l’époe 4−5
         Par laquelle s’enfuit l’heure en pleurs, 9
         Il s’agenouilla, très las, dans la poudre 6+4
         De la route ouvert à tous les pas 5+4
15 Où les chars font le bruit de la foudre 4+5
         Et leurs sonnailles celui d'un glas. 4−5
         Quelles flûtes se dirent, dans les roses, 6+4
         La victoire du soir sur celui 9
         Qui crut servir l’esprit et les choses 4+5
20 Du lendemain et de l’aujourd'hui ? 4+5
         O pâle Enfant désireux des corolles, 4+6
         Close longtemps est la porte d’or 4+5
         Que seules descellent les paroles 5+4
         De ceux qu veulent le vrai trésor. 8
25 Laisse-toi donc dormir hors de l’enceinte 4+6
         Où chante te dernier rossignol ; 4−5
         Sache croire que l’attente est sainte, 5+4
         Et donne à tes seuls rêves leur vol. 5+4
         Et peut-être enfin les portes de flamme 10
30 S'ouvriront-elles à ton appel 4−5
         Sous l’aube où les fleurs, ayant une âme, 5+4
         En feront sauter le triple scel. 5+4
mètre profils métriques : 4÷5, 4÷6
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