MUS_4/MUS124
Alfred de Musset
POÉSIES POSTHUMES
1824-1857
L’Anglaise en diligence
         Nous étions douze ou treize 6
         Les uns sur les autres pressés, 8
         Entassés, 3
         J’éprouvais un malaise 6
5 Que je me sentais défaillir, 8
         Mourir ! 2
         A mon droite une squelette, 7
         A mon gauche une athlète, 6
         Les os du premier il me perçait ; 5+4
10 Les poids du second il m’écrasait. 5+4
         Les cahots, 3
         Les bas et les hauts 5
         D’une chemin raboteux, 7
         Pierreux, 2
15 Avaient perdu, 4
         Avaient fendu 4
         Mon tête entière. 4
         Quand l’un bâillait, 4
         L’autre il sifflait, 4
20 Quand l’un parlait, 4
         L’autre il chantait ; 4
         Puis une petite carlin jappait, 10
         Le nez à la portière. 6
         La poussière, il me suffoquait, 8
25 Puis un méchant enfant criait, 8
         Et son nourrice il le battait, 8
         Puis un petit Français chantait, 8
         Se démenait et bourdonnait 8
         Comme une mouche. 4
30 Pour moi, ce qui me touche, 6
         C’est que jusqu’au Pérou l’Anglais peut voyager 6+6
         Sans qu’il ouvre son bouche 6
         — Autre que pour boire ou pour manger. 5+4
mètre profils métriques : 6, 3, 8, 7, 4, 4=5, 2
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