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Théodore de Banville
DANS LA FOURNAISE
Dernières Poésies
1892
A Catulle Mendès
         Au milieu du quartier Latin 8
         Quand j'écrivis Les Stalactites 8
         Dans un temps déjà fort lointain, 8
         Mes rentes étaient bien petites. 8
5 Je possédais peu de louis, 8
         Mais épris des jeux grandioses, 8
         Je vivais, les yeux éblouis, 8
         Dans le Luxembourg plein de roses. 8
         J'y marchais plein de visions 8
10 D'enthousiasme et de colère, 8
         Sous le soleil, et nous causions 8
         Avec le jeune Baudelaire. 8
         Nous chantions la rime, Arcades 8
         Ambo, de nos voix fanatiques, 8
15 Oh ! mon cher Catulle Mendès, 8
         Et nous étions des romantiques. 8
         Ah ! les jours avec leur affront ! 8
         Où s'en vont le zéphyr et l'onde ? 8
         Quand je pense que sur mon front 8
20 Volait ma chevelure blonde ! 8
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