DES_4/DES431
Marceline Desbordes-Valmore
POÉSIES INÉDITES
1860
ENFANTS ET JEUNES FILLES
LE CHIEN ET L’ENFANT
         Enfant, d’une pierre lancée 8 a
         Ne blesse pas le chien courant ! 8 b
         Que savons-nous si la pensée 8 a
         N’anime pas ce corps errant ? 8 b
5 Peut-être un grand instinct le presse 8 c
         Vers la prison qu’il sent là-bas 8 d
         Enfant, n’ayons qu’une caresse 8 c
         Pour le chien qui ne nous mord pas ! 8 d
         Gardien de nos maisons ouvertes. 8 a
10 Sentinelle de vos berceaux, 8 b
         C’est l’ami qui des tombes vertes 8 a
         Visite les froids arbrisseaux. 8 b
         Là, de son passé qui l’oppresse 8 c
         À qui donc se plaint-il tout bas ? 8 d
15 Enfant, n’ayons qu’une caresse 8 c
         Pour le chien qui ne nous mord pas. 8 d
         Hôte de la pauvre chaumière 8 a
         Où s’éteignent d’humbles vieillards, 8 b
         De l’aveugle il est la lumière, 8 a
20 Éclairant ses mornes hasards. 8 b
         Par sa vigilante tendresse, 8 c
         Vois comme il avertit ses pas ? 8 d
         Enfant, n’ayons qu’une caresse 8 c
         Pour le chien qui ne nous mord pas. 8 d
25 Si le glaive ardent de la guerre 8 a
         Frappe son maître tout armé, 8 b
         Si la sentence militaire 8 a
         Brise un front qu’il a tant aimé. 8 b
         Perçant la foule qui s’empresse, 8 c
30 Il fait pleurer les vieux soldats 8 d
         Enfant, n’ayons qu’une caresse 8 c
         Pour le chien qui ne nous mord pas. 8 d
mètre profil métrique : 8
forme globale type : suite périodique
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