DUC_3/DUC71
Alexandre Ducros
Les Étrivières
1867-1885
PREMIÈRE PARTIE
(1867-1870)
Il est malade !!!
(Sur l'air : — Des Fraises)
LES JOURNAUX OFFICIEUX
         Non ! Il n'est pas en péril, 7
         Au contraire, il engraisse. 6
LES PRÉFETS, LES GENDARMES, LES SACRISTAINS
         Te Deum ! ainsi soit-il … 7
LA FOULE
         Mais, enfin, comment va-t-il ! 7
LA BOURSE
5 Ça baisse ! (ter) (1) 2
LA FOULE
         Puisque bien portant Il est, 7
         Qu'il parle, qu'il réponde…. 6
QUELQUES INTIMES
         On dit qu'un docteur discret, 7
         Pour connaître son secret, 7
10 Le Sonde (ter) 2
LA VOIX DU MALADE
         L'air est lourd, il est malsain !… 7
         Voyez-vous ce moustique, 6
         Rôder près du traversin ?… 7
         Qu'il m'agace, ce cousin… (2) 7
15 Ça pique (ter) 2
LE PRINCE JÉRÔME NAPOLÉON
         Pour calmer ce peuple ému, 7
         Montrons-nous en personne, 6
         Car je crois être attendu, 7
         A la barrière du… 6
20 Du trône ! (ter) (3) 2
         J'ai pour gagner à coup sûr, 7
         Carreaux, cœurs, piques, trèfles, 6
         Et quand le fruit sera mûr, 7
         Je poserai la main sur… 7
GAVROCHE l'interrompant avec un geste bien connu :
25 Des nèfles ! (ter) 2
(1) L'Officiel et les journaux officieux, en parlant de la maladie
de Napoléon III, essayaient de rassurer le public. Mais la
cote de la Bourse répondait chaque jour, par une baisse rapide,
aux affirmations des dits journaux et donnait la mesure de la
confiance et de la sécurité que l'on peut avoir et trouver dans
un gouvernement personnel, lorsque la fortune publique est à la
merci d'une colique royale ou impériale.
(2) Ce cousin… C'est-à-dire Jérôme Bonaparte, qui depuis son
discours de Chalons, cherchait à renverser Napoléon III.
(3) L'Empire tremble sur sa base ; un vent souffle qui menace de
le jeter à terre. Mais ce ne sera point pour ton profit,
ô Jérôme Bonaparte ! — Plus de trône, ni pour toi, ni pour
personne !
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