LAF_2/LAF67
Jules Laforgue
Les Complaintes
1885
COMPLAINTE DES CONSOLATIONS
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Quia voluit consolari.
         Ses yeux ne me voient pas, son corps serait jaloux ; 12
         Elle m'a dit : « monsieur… " en m'enterrant d'un geste ; 12
         Elle est Tout, l'univers moderne et le céleste. 12
         Soit ! Draguons donc Paris, et ravitaillons-nous, 12
5 Tant bien que mal, du reste. 6
         Les Landes sans espoir de ses regards brûlés 12
         Semblaient parfois des paons prêts à mettre à la voile… 12
         Sans chercher à me consoler vers les étoiles, 12
         Ah ! Je trouverai bien deux yeux aussi sans clés, 12
10 Au Louvre, en quelque toile ! 6
         Oh ! Qu'incultes, ses airs, rêvant dans la prison 12
         D'un cant sur le qui-vive au travers de nos hontes ! 12
         Mais, en m'appliquant bien, moi dont la foi démonte 12
         Les jours, les ciels, les nuits, dans les quatre saisons 12
15 Je trouverai mon compte. 6
         Sa bouche ! À moi, ce pli pudiquement martyr 12
         Où s'aigrissent des nostalgies de nostalgies ! 12
         Eh bien, j'irai parfois, très sincère vigie, 12
         Du haut de Notre-Dame aider l'aube au sortir 12
20 De passables orgies. 6
         Mais, Tout va la reprendre ! ‒ Alors Tout m'en absout. 12
         Mais, Elle est ton bonheur ! ‒ Non ! Je suis trop immense, 12
         Trop chose. Comment donc ! Mais ma seule présence 12
         Ici-bas, vraie à s'y mirer, est l'air de Tout : 12
25 De la Femme au Silence ! 6
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