ROL_1/ROL48
Maurice Rollinat
Dans Les Brandes
Poèmes Et Rondels
1877
LA CUISINIÈRE
         Au bruit sempiternel | du canon de sureau 6+6
         Qu'un petit gaon bourre | et rebourre sans trêve, 6+6
         La bonne au coin du feu | s'assoupit dans un rêve 6+6
         Entre le chien blanchâtre | et le matou noiraud. 6+6
5 Et la voilà qui dort, | un pied sur le barreau 6+6
         D'une chaise en bois blanc | dont la paille se crève, 6+6
         Au bruit sempiternel | du canon de sureau 6+6
         Qu'un petit gaon bourre | et rebourre sans trêve. 6+6
         Mais la bonne ouvre l'œil, | car le vieux hobereau 6+6
10 La secoue à deux bras : | — Qu'est-ce ? dit Geneviève. 6+6
         — Ce que c'est ! ventrebleu ! | que le diable t'enlève ! » 6+6
         Hélas ! elle a laissé | tout brûler un perdreau, 6+6
         Au bruit sempiternel | du canon de sureau. 6+6
mètre profil métrique : 6+6
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