VER_4/VER131
Paul Verlaine
ROMANCES SANS PAROLES
1870
ARIETTES OUBLIÉES
VII
         Ô triste, triste était mon âme 8
         À cause, à cause d’une femme. 8
         Je ne me suis pas consolé 8
         Bien que mon cœur s’en soit allé. 8
5 Bien que mon cœur, bien que mon âme 8
         Eussent fui loin de cette femme. 8
         Je ne me suis pas consolé, 8
         Bien que mon cœur s’en soit allé. 8
         Et mon cœur, mon cœur trop sensible 8
10 Dit à mon âme: Est-il possible, 8
         Est-il possible, — le fût-il, — 8
         Ce fier exil, ce triste exil ? 8
         Mon âme dit à mon cœur : Sais-je 8
         Moi-même, que nous veut ce piège 8
15 D’être présents bien qu’exilés, 8
         Encore que loin en allés ? 8
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