Georges Rodenbach
(1855-1898)
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Les Vies Encloses
1896

AQUARIUM MENTAL
▪ I. "L'eau sage s'est enclose en des cloisons de verre"
▪ II. "L'aquarium où le regard descend et plonge"
▪ III. "Ophélie a laissé sombrer à pic ses nattes"
▪ IV. "L'aquarium est si bleuâtre, si lunaire ;"
▪ V. "Ah ! mon âme sous verre, et si bien à l'abri !"
▪ VI. "Quel léthargique aquarium somnolait là,"
▪ VII. "L'aquarium, toujours frissonnant, est étrange"
▪ VIII. "Dans l'aquarium clos songent les actinies,"
▪ IX. "L'aquarium d'abord ne semble pas vivant,"
▪ X. "Quel aquarium glauque apparaît la Mémoire,"
▪ XI. "L'Aquarium prend en pitié les autres eaux."
LE SOIR DANS LES VITRES
▪ I. "Le soir descend dans les vitres et les submerge…"
▪ II. "Pourtant l'ombre s'amasse aux fenêtres vaincues."
▪ III. "Les vitres sont alors des aquariums d'ombre !"
▪ IV. "La chambre triste et lasse est enfin résignée"
▪ V. "Le ciel est gris ; mon âme est grise ;"
▪ VI. "Le soir descend ; il est imminent ; il approche,"
▪ VII. "C'est Octobre qui s'en revient avec le Soir ;"
▪ VIII. "On est toujours enfant par la crainte du soir !"
▪ IX. "Le soir quotidien descend"
▪ X. "Aux heures de soir morne où l'on voudrait mourir,"
▪ XI. "Les vitres tout à l'heure étaient pâles et nues."
▪ XII. "Par ma fenêtre ouverte, une musique arrive"
▪ XIII. "Le bouquet rose et bleu s'alanguit jusqu'au mauve"
▪ XIV. "Dans les vitres on ne sait quoi se décompose…"
▪ XV. "Lorsque le soir descend, l'âme se pacifie,"
▪ XVI. "Le jour s'éteint dans les vitraux d'or endurci"
▪ XVII. "Mon cœur s'est reposé dans les conseils du soir !"
LES LIGNES DE LA MAIN
▪ I. "La main s'enorgueillit de sa nudité calme"
▪ II. "Les lignes de la main, géographie innée !"
▪ III. "Je me souviens de telles mains, mains gardiennes !"
▪ IV. "Quel contraste, la main d'enfant qui se déplie :"
▪ V. "La main est le muet carrefour d'une Race !"
▪ VI. "Douceur des mains où sont cachés des viatiques,"
▪ VII. "Souvent on voit des mains qui sont faibles et lasses"
▪ VIII. "Dans les portraits anciens où le temps collabore,"
▪ IX. "Toutes ces mains : les mains des morts enfin inertes"
LES MALADES AUX FENÊTRES
▪ I. "La maladie est un clair-obscur solennel,"
▪ II. "Le malade souvent examine ses mains,"
▪ III. "Doux réconfort qu'une présence de veilleuse"
▪ IV. "La maladie est si doucement isolante :"
▪ V. "Les glaces sont les mélancoliques gardiennes"
▪ VI. "Et l'on redevient doux de la toute-douceur !"
▪ VII. "Un grand lis dépérit là-bas sur la console."
▪ VIII. "Charme étrange des teints où la chlorose neige !"
▪ IX. "Le malade pensif est si loin de la vie"
▪ X. "La maladie atteint aussi les pauvres villes…"
▪ XI. "Les mystérieux nerfs sont des plaintes ourdies,"
▪ XII. "L'eau des anciens canaux est débile et malade,"
▪ XIII. "Le malade, quand vient la tristesse nocturne,"
▪ XIV. "Comme tout est changé de par la maladie"
▪ XV. "La vieille ville en proie à l'hiver était seule,"
▪ XVI. "Comme te voilà loin de celui que tu fus"
▪ XVII. "Combien longues pour le malade les journées ;"
▪ XVIII. "Convalescence : ô la fraîcheur brusque et câline"
▪ XIX. "Émoi de peu à peu recommencer à vivre !"
LE VOYAGE DANS LES YEUX
▪ I. "Tels yeux sont des pays de glace, un climat nu"
▪ II. "Pourquoi les yeux, étant limpides, mentent-ils ?"
▪ III. "Dans les yeux, rien de leur histoire ne s'efface ;"
▪ IV. "Quelques femmes, dans leurs prunelles sensitives,"
▪ V. "L'œil est un glauque aquarium d'eau somnolente :"
▪ VI. "D'où vient-il dans les yeux cet occulte affluent"
▪ VII. "Les yeux sont des bassins d'eau changeante qui dort,"
▪ VIII. "L'agate arborisée est pleine d'une flore"
▪ IX. "Quelles clartés, reflets d'étoiles ou de lampes,"
▪ X. "En l'eau tiède des yeux tranquilles combien j'ai"
▪ XI. "Celui qui dessina ces Têtes au fusain"
▪ XII. "Mon âme dans les yeux languissamment dérive,"
▪ XIII. "L'œil, qu'on croit enchâssé, comme une calme opale,"
▪ XIV. "En des pays de longs canaux et de marais,"
▪ XV. "On reconnaît de suite à certains vagues signes"
▪ XVI. "Yeux d'aveugles : ils sont tristes, l'air d'une plaie ;"
▪ XVII. "J'ai gardé dans mes yeux, comme un thésauriseur,"
▪ XVIII. "Les yeux des femmes sont des Méditerranées"
▪ XIX. "Le sommeil met aux yeux un tain spirituel"
▪ XX. "Tels yeux parfois ont l'air plus vieux que leurs visages ;"
LA TENTATION DES NUAGES
▪ I. "En vain les vitres glauques des vieilles maisons"
▪ II. "Sur le ciel immuable ont flotté des nuages,"
▪ III. "Le couchant triomphal est une fin de règne…"
▪ IV. "Le gris des ciels du Nord dans mon âme est resté ;"
▪ V. "La fumée a monté des toits languissamment"
▪ VI. "L'aube a déchiré l'ombre et commence d'éclore,"
▪ VII. "Dans les ciels de Toussaint la pluie est humble et lente !"
▪ VIII. "Le soleil monte et brûle au haut du ciel d'été."
▪ IX. "La lune m'a hanté d'un paysage blanc,"
▪ X. "Torpeur de certains soirs à la fin de l'été !"
▪ XI. "Le soleil dans la brume est en convalescence."
▪ XII. "C'est fini, la légende enfantine des astres,"
▪ XIII. "Le soir tombe, le vent tiédit, édulcoré"
▪ XIV. "Mon cœur s'est affligé du départ des nuages,"
L'ÂME SOUS-MARINE
▪ I. "Donc on a l'air de vivre et de mirer la vie,"
▪ II. "Toute une vie en nous, non visible, circule"
▪ III. "Nous avons nos Limbes obscures"
▪ IV. "Nous ne savons de notre âme que la surface !"
▪ V. "Je rêve de plonger jusqu'au fond de mon âme"
▪ VI. "Nous connaissons si mal notre pauvre âme immense !"
▪ ÉPILOGUE. "Ici toute une vie invisible est enclose"
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